Colporteurs, soyez les bienvenus.

Dans les grandes villes, il existe des agences de publicités qui embauchent des vendeurs itinérants pour faire du porte à porte et vendre des cartes. Ces cartes se vendent environ 100$ et offrent des services de luxe, par exemple un forfait haut de gamme dans un centre de soin ou dans un hôtel.

Je n’aime pas tellement ces vendeurs car on dirait qu’ils sont formés pour m’agresser; pour ne pas me laisser le temps de parler et ça me dérange car, contrairement au téléphone, je ne peux pas vraiment leur raccrocher la ligne au nez.

En plus des vendeurs eux-même, je trouve que de façon générale, cette formule est risquée. Je pourrais très bien me faire imprimer des cartes (à vendre) et une carte (d’identification), avoir un complice à un # de téléphone bidon, et frauder les gens à coup de 100$ par victime.

Leur objectif est donc de garder le gros bout du bâton dans la conversation. Et je me suis dit que mon objectif pourrait être de leur prendre le dit bâton de façon inattendue. Et la je ne parle pas de reprendre que le gros bout, mon but est ni plus ni moins que d’avoir le bâton au complet, et de les chasser de chez-moi en les frappant avec ! Faire taire leur verbe incessante…

Cette réflexion, je l’ai faite pendant que le vendeur me débitait son introduction dans mon cadre de porte. Ce qu’il faut savoir, c’est que lorsque quelqu’un déblatère un monologue interminable et inintéressant, ont peut soit l’écouter, soit le regarder, sourire, et être complètement ailleurs dans notre propre tête. Évidemment que je ne l’écoutait pas, mais si j’étais malgré tout avec avec lui dans ma tête, il aurait été bien déçu de savoir que j’étais en train de lui donner de grands coups de bâton argumentaire sur la tête pendant qu’il dévalerait les marches de mon chez-moi pour se sauver au plus vite.

Bon, malgré que mon imagination m’amusait bien, j’avais des trucs à faire. En autre, je me suis rappelé qu’au moment où la sonnette le buzzer à retenti, j’étais en train de flâner  et que je n’avais pas encore terminé cette — par comparaison — importante tâche.

Je décide donc de passer à l’action:
– Hum, je t’arrête tout de suite…
– [visiblement déçu]
– … je vois que tu travailler pour <nom de l’agence de publicité inscrite au bas de la carte>
– Oui… [ dit-il sur un air de WTF ]
– Désolé, mais je n’encourage pas cette agence.
– Heu … Pourquoi ?
– Disons simplement que j’ai connu quelqu’un qui a travaillé pour cette agence et de ce que j’ai vu de son expérience, je ne veux plus rien savoir.
– [déstabilisé] Hein? Mais qu’est-ce qui s’est passé ?
– Bah écoute, une entreprise qui ne paie pas pour un travail, moi je n’encourage pas ça.
– Il ne s’est pas fait payer ?
– Au fait, toi, tu as reçu une copie de ton contrat de travail ?
– Heu… je crois pas non. [inquiet]
– Ben c’est ça; bonne chance pour avoir des recours après.

Vlan ! Un grand coup de canne dans la tronche. Et la, il faut dire que j’ai eu de la chance, car ce vendeur venait visiblement de commencer. Ce qui faisait en sorte qu’il était maintenant très inquiet, car effectivement, il n’avait pas touché de salaire depuis quelques semaine. Mais il m’a dit que son patron allait bientôt le payer. Ce à quoi j’ai répondu quelque chose dans l’ordre de: « Beau parleur, petit payeur ».

Bon, là en écrivant mon histoire, je feel vraiment cheap. J’ai l’impression que vous allez tous penser que j’ai été méchant avec le vendeur, mais ce que je lui ai dit était basé sur une histoire vrai. Mis à part qu’il travaillait pour une agence concurrente de celle de mon fait vécu. Mais c’est quand même fair-play, car eux sont plus qu’autoriser à nous mentir:

  • Ils n’ont pas réellement plus que X offres restantes seulement.
  • Ca ne se vend pas comme des pains chaud, ils se cassent vraiment le culs pour les vendre.
  • Inventer toute sorte de statistiques convaincantes.

Bref à coté, j’essaie de me rassurer en me disant que je l’ai rendu méfiant. Et que cette vigilance lui évitera peut-être de travailler avec acharnement pendant plusieurs semaines sans jamais toucher un trente sous.

Finalement, j’aimerais conclure en deux points:

  1. Aucun colporteur n’a été maltraité lors de cet incident.
  2. Mieux vaux un colporteur qu’un  mendiant.
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