Solution au problème de l’itinérance.

Vous en avez marre des mendiants ? des quêteux ? des pouilleux ? Ces itinérants, tous ces fatigants qui vous demande votre petit change que vous avez durement gagné et qui sont la raison première justifiant que nos parents nous disaient de ne pas mettre l’argent dans notre bouche parce que c’était sale ?

Moi aussi. Alors j’ai pensé à une stratégie pour contrer le phénomène. Et non, ma stratégie n’implique aucune trappe ni collet a lièvre.

Pour commencer, je me suis basé sur le cliché voulant que les quêteux, c’est au même niveau qu’un alcolo ou un junky. Se faisant, les théories valables pour ces 2 catégories de gens s’appliquent aussi aux mendiants.

Je crois que la plus importante est sans aucun doute celle qui prétend qu’ont ne peut pas les guérir ou remettre une personne droguée sur le droit chemin par nous-même. Pour se prendre en main, cette personne doit d’abord et avant tout le vouloir. Sans cette volonté, la personne rechutera 3 jours plus tard.

Donc en fait, il suffit de précipiter cet élément de volonté !

Je me suis alors dis que la meilleure façon de créer ce désir de s’en sortir  serait de leur faire réaliser à quel point leur situation est dégoutante. En fait, de retirer au maximum l’élément de confort que ce mode de vie leur procure.

Mais être pro-actif, c’est vraiment chiant, car ça demande de s’investir. Et comme tous ceux qui blog le savent; s’investir dans une vrai cause, c’est beaucoup trop plate. Alors il me fallait que ma méthode s’intègre et s’applique directement à mon quotidien. On tombe donc dans une optique d’avantage réactive, et donc beaucoup plus amusante.

L’idée est d’utiliser les interactions qu’eux-même provoquent pour les retourner contre eux.

Voici donc les quelques règles et principes qui gouvernent ce mode de guérison:

#1: Ne pas satisfaire à leur demande principale.
#2: Ne pas leur manquer de respect.
#3: Éviter que la situation dégénère et devienne physique.
#4: Ne jamais les aborder, c’est à eux de faire les premiers pas.
#5: L’interaction ne doit pas les laisser indifférents; elle doit être désagréable.
#6: Être prêt à assumer ce qu’on propose.

Et quoi de plus désagréable que de devoir se justifier sans cesse ? Et bien ça: devoir refuser une offre. C’est donc pour cette raison que l’idée sera de les pousser à justifier le refus de mes offres.

Pas capable de se lever, pas capable de s'aider.

Voici comment ça se passe:
– Scusez, vous auriez pas un peu de change ?
– Pourquoi ?
– Pour manger, et j’essaie aussi d’entrer au refuge et ça coute 5$ (au passage, c’est généralement faux; les refuges ne sont pas des hôtels).
– Ah et bien, si tu veux, tu peux appeler au 911, ils vont être en mesure de venir te chercher avec un taxi et de t’amener gratuitement au refuge et un organisme s’occupera de te prendre en charge et de faire manger.
– Ah non merci…
– Non non, j’insiste, je vais appeler pour toi si tu veux !
– Non c’est beau.
– T’inquiète pas, si je me trompe, c’est moi qui paie !
– Non … mais, heu…

Voici quelques autres idées:
– Si tu veux, je t’accompagne à la bibliothèque, on va aller rédiger ton C.V. ensemble et je connais quelques resto qui embauchent. Demain matin tu as un boulot, et tu pourra manger à ta faim et même avoir un logement plutôt qu’aller dans des refuges !

– Si tu m’explique comment mon aide va faire en sorte que demain tu n’aura pas besoin de quêter à nouveau et que ta situation se règlera, je te paie moi-même à manger.

– etc.

La plupart vont laisser tomber, et passer au suivant. Mais plusieurs choses sont agréables:
– Ne pas avoir perdu d’argent pour ceux qui n’en méritent pas;
– Ne pas s’être fait déranger pour rien;
– Ne pas avoir l’impression d’avoir menti (Désolé, j’ai pas de monnaie…);
– Développer sa confiance en soi;
Gagner.

Et si toutes ces raisons ne vous suffisent pas encore, rappelez-vous qu’aucun aide n’est mieux récompensée que par un sourire de dents pourries:

Bon, imaginez-vous qu'il s'agit d'un mandiant plutôt que d'un pirate de la parade.

– Franonymous

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6 réflexions sur “Solution au problème de l’itinérance.

  1. Personnellement, j’ai souvent parlé avec des mendiants. Parfois, dans notre petite bulle confortable, avec nos parents qui nous protègent, on ne peut pas imaginer à quel point un fardeau peut être assez énorme pour briser un homme, écraser sa volonté, sa fierté. Ces fardeaux sont parfois dus à la maladie mentale et/ou physique, à des abus de la famille ou des autorités, ou à une dépendance tellement forte que monsieur-tout-le-monde ne sait pas s’imaginer à quel point ça peut être dur.
    Un ado qui part de sa maison parce que son père le bat lorsque l’enfant ne veux pas se faire enculer, se retrouver dans la rue sans possibilité d’avoir du BS vu qu’il n’est pas majeur, et souvent, il a développé un problème de dope pendant les sévices qu’il subissant de la part de son modèle masculin.
    Alors, même si cet ado a un tshirt marqué « fuck you, and don’t fuck me », et qu’il n’a pas l’air serein et joyeux, je ferai mon possible pour l’aider, sans me plaindre de voir sa souffrance.

    Tout ça ne nous empêche pas de blaguer avec eux, en les respectant. L’humour ou un simple sourire, un « bonne chance » est en quelque sorte un cadeau, si nous n’avons pas d’argent.

    • Je crois que tout le monde a la possibilité de s’en sortir. J’ai écris cet article il y a longtemps après m’être fait envoyer chier par un mandiant.

      Il me demandait de l’argent pour s’acheter à manger, je lui ai dit: « Vraiment ? » Et il m’a juré que oui. Alors je lui ai proposé d’aller avec lui au resto du coin pour lui acheter à manger moi-même. « Va dont chier osti », et il est parti. Il ne voulait que mon argent, mais pour autre chose.

      … right. C’est en pensant à cette expérience que j’ai écrit le présent texte — sur un blog se voulant humoristique avant tout.

      Vous dites:
      « Un ado qui part de sa maison parce que son père le bat lorsque l’enfant ne veux pas se faire enculer, se retrouver dans la rue sans possibilité d’avoir du BS vu qu’il n’est pas majeur, et souvent, il a développé un problème de dope pendant les sévices qu’il subissant de la part de son modèle masculin. »
      La DPJ sert exactement à ca. Et s’ils n’ont pas de scrupule à briser des familles pour sauver des mineurs, il n’auront surement pas de problème à prendre en charge ce genre de cas.

      Outre la DPJ, il existe tout un tas d’organisme, certains sont mêmes très spécialisés.

      Et remarquez bien qu’avec ce que je proposais, à la blague, je ne vois pas quel mal il y aurait. Je ne fait en réalité que proposer de l’aide que la plupart ne veulent pas, parce qu’ils ne cherchent pas réellement à s’en sortir. Ils se complaise dans ce mode de vie parasitaire où tout doit leur être offert, justifié bien souvent par la générosité ou la pitié.

      • Hahahaha, Je pourrais dire: « ça sonne comme un défi! », mais ça ne serait pas une très bonne réplique de ma part parce que c’est clairement un défi et il n’y as aucune trace de sous entendu.

      • Ouin, ouin, t’es game… ya pas de doute :p

        Comme le dit le dicton:
        Qu’on vote mal ou qu’on vote bien, l’important c’est de voter.

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