La grande ville est mauvaise pour le confort des muqueuses.

Ce matin j’étais en cours et soudain, j’ai réalisé qu’un phénomène bien connu s’est fait ressentir dans mon nez. Vous savez, ce stade ou le semi-liquide est passé au solide. Les différents mouvements faciaux que vous pouvais faire provoquait des sensations désagréable. Comme si à chaque mouvements, à chaque expression que mon visage formait, l’intérieur de mon nez était devenu une poupée vaudou qu’on agacerait du bout d’une aiguille.

C’est dans cet état précis, en plein milieu de cette provocation physiologique, que je constate l’absence de kleenex sur moi, ou dans les environs. J’analyse donc les environs, les angles de vision de chaque personnes présente dans la salle: aucun angle mort. Je suis entièrement à découvert. Une intervention manuelle serait trop risquée.

Alors je patiente. Je pourrais quitter cette salle dans moins d’une heure. L’instinct de survie s’éveille alors, l’adrénaline emplie mes veines mais je la dirige directement à mon cerveau: je dois garder le focus. Le mental est plus fort que le physique. Je ne me gratterais pas, je vais vaincre.

Plus que 10 secondes, je commence à faire travailler les muscles de mes jambes, à les réchauffer en les contractant subtilement, sans vraiment bouger. Et voilà, je peux sortir. Je ramasse mes cliques et mes claques, et je me retrouve quelques seconde plus tard dans le corridor. Enfin, je pense que s’était un couloir, car il y avait tellement de gens que je ne suis pas sur d’avoir pus bien voir.

J’amorce alors une quête vers ma résidence:
– Couloir ? envahi;
– Escaliers ? surpeuplé;
– Rez de chaussé ? bondé;
– Le hall d’entré ? assiégé.

Je continue ma route. Sur les trottoirs, c’est l’heure de pointe. C’est à croire que plus j’avance, plus ma mission deviens difficile. Si j’étais dans un jeu vidéo, au moins je gagnerais des niveaux. En même temps, c’est vrai qu’un jeu ou le but de se fouiller dans le nez ce ne serait peut-être pas passionnant, mais au moins le défi serait possible. Bon, là, c’est vrai que je ne suis pas tout à fait exact quand j’affirme qu’un jeu dont le but serait de se fouiller dans le nez ne serait pas très passionnant. Ce serait ni plus ni moins que le meilleur jeu du monde s’il existait.

Enfin, toujours est t-il que la suite ne m’a pas aidé: Métro et bus, je n’étais toujours pas en mesure de profiter d’angles morts. Heureusement, ma force mentale n’a pas défaillit, et j’ai pus arriver chez moi l’honneur sauf. Vous allez peut-être me dire que je pousse le bouchon, que je romance, ou que j’invente la fin, mais je n’avais plus de kleenex chez moi. Par contre, coté angles morts, j’étais solidement équipé !

La morale de mon histoire, c’est que vous pouvez me trouver paranoïaque, mais au moins je ne figure dans aucun de ces vidéos:

Ah non, une minute, cette morale n’a rien à voir avec le titre. Morale #2: La grande ville, sans kleenex, c’est moche, car on n’est jamais suffisamment tranquille pour pouvoir se fouiller dans le nez tranquillement, mais surtout: seul. Au moins en forêt, les singes, ce n’est pas le genre de chose qui les dérangent. D’ailleurs parlant des choses qui ne dérangent pas les singes:

Et comme j’ai bien rédigé le texte en n’utilisant aucune forme grossière, je peux me permettre de finir avec le summum des blagues pipi-caca:

Si les deux précédentes morales ne vous disaient rien qu’il vaille, sachez que votre satisfaction me tiens vraiment à coeur, et c’est pourquoi j’ai une troisième alternative à proposer:
Les angles morts, c’est important.

– Franonymous

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5 réflexions sur “La grande ville est mauvaise pour le confort des muqueuses.

  1. Moi j’aime beaucoup la dernière morale. Ça me parle en tant que gars qui passe ses cours de conduite.

    Eille, je me demandais, as-tu pensé à aller dans un cabinet de toilette pour corriger ton irritation nasale? Ça serait un bon truc je pense.

    • «  »as-tu pensé à aller dans un cabinet de toilette » »

      Bon, je m’adresse aux lecteurs afin qu’ils comprennent bien. Ce qui est intéressant dans ce message de Jéromanonyme Bérubé, c’est que ca fait plusieurs fois/jours qu’il voit mon brouillon trainer, et qu’il m’envoie des messages pour me dire : Hey ton texte faudrait que tu le publie ! Hey, tu va le publier quand ton texte sur les muqueuses ?

      … Mais qu’il s’est bien privé de me ca avant 😉

      Bon, pour me sauver la face, disons simplement que (toutes) les toilettes étaient en rénovations.

      • Je vais aller échanger la peau de ton honneur contre une bouteille d’eau de vie pis du fil à collet au poste de traite le plus près.

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