Ma maison pue.

L’autre jour je reviens d’une longue journée de travail. Le regarde ma montre, il est 4:30 ( du matin ). J’entre dans ma maison, une magnifique et majestueuse maison en rangé, avec du bois franc jusqu’au plafond et de l’air climatisée centralisée. J’ai la totalité de toute ma « journée » dans le corps; J’ai faim et ça pue. Non vraiment, ça schlingue.

J’ai dit que ça puais ? C’est l’enfer. On dirait qu’un sans abris s’est ramené dans mon garage et s’est allumé un bon vieux feu de tires; C’est terrible. Immédiatement, je me dis que quelque chose brûle. C’est pas normal. Alors je cherche mon premier étage de fond en combe. À quatre patte, tel un chien cherchant ses clés dans le noir, je renifle chaque coin et recoin imaginable à la recherche d’une source de chaleur qui pourrait faire fondre une quelconque matière plastique. Rien, je ne trouve absolument rien. Je me rassure: rien ne brûle…. enfin, rien de visible, peut-être est-ce dans les murs ? Finalement je suis pas rassuré le moins du monde, et je décide d’aller me faire un snack. Après tout, si je suis pour passer au feu, autant brûler le ventre plein.

Alors je monte à l’étage principale, je fais un clin d’œil séducteur à mon lustre de perles, importation de l’antarctique, et j’ouvre mon frigo en stainless de titane, et je me prépare un grill cheese, avec des tranches no-names (quand même, ya des limites à jeter son argent par les fenêtres …).

Alors que j’ai une tranche de pain dans une main et une cuillère dans l’autre main,
deux choses me frappe: la première c’est que ca sent tout à fait normal sur cet étage. Pas d’odeur étrange, c’est d’ailleurs assez frais… probablement mon aura que je me dis. La deuxième chose que je réalise, c’est que c’est foutrement inutile d’avoir une cuillère quand on se fait un grill cheese.

Enfin, quoi qu’il en soit ce n’est pas en suivant les chemins battu qu’on fait évoluer les tendances et qu’on deviens pionnier dans les prochaines percés et découvertes majeure de l’humanité. Alors je continue de parsemer ma magie gastronomique.

En moins de deux, je suis dans mon living room en train de déguster cette pièce d’art culinaire que je me suis confectionné quand ça me frappe: ça pue, encore. La même odeur viens de loger dans mes récepteurs olfactifs et envoient de violent signaux nerveux à mon cerveau.

Mais qu’est-ce que c’est que ça ? La même odeur, exactement. Je ne me souviens pas si s’était la pleine lune ou pas, mais je me retrouve encore à me prendre pour un être canin; et à quatre patte je me retrouve encore à renifler chaque centimètre de l’étage principal. Et j’ai fait le calcul, il y a 2,322,576 centimètres carrés sur cet étage seulement: ça fait beaucoup de centimètres ça !

Je cherche, je cherche, mais je ne trouve pas. Bon tant pis, j’suis claqué, vidé, je vais aller me coucher. J’ouvre une fenêtre pour aéré, d’une part, mais aussi en me disant que si je suis pour passer au feu, autant bien assurer un bon apport en oxygène au brasier et en finir plus rapidement. Enfin bref,  je monte au 3ieme étage, trouve mon lit, non sans mal, et m’y allonge.

Rapidement, je sens ma conscience faire place à l’inconscient, mais soudain j’ouvre les yeux, fixe le plafond, les yeux rond … ou enfin, moins petit que normalement: cette odeur, encore !

Pourtant aucune fumée. Puis j’ai un éclair de génie. Je me souviens avoir déjà entendu que, lorsqu’on est sur le point de faire un anévrisme au cerveau, qu’on se met à sentir une odeur de brûlé. Bon normalement on dit que c’est une odeur de brûlé. Satisfait d’avoir trouvé une explication, je retrouve rapidement le sommeil.

Le lendemain matin, je me réveille. Je suis frustré, fâché…. pas content. Certes, l’odeur est encore là, légèrement diffuse, mais je suis fâché d’être… pas mort. Enfin non, je suis très content d’être vivant, mais comme je suis ni mort, ni paralysé de quelque part, ça veux dire que j’avais eu tord au sujet de ma théorie de l’anévrisme. Je déteste avoir tord.

Je trouve pas, je sais pas d’où cette maudite odeur viens. Mais elle commence à jouer sur mes nerfs. Alors je me dis qu’il faut repartir de zéro, j’ai du faire une erreur dans mon analyse.

Je repense à tout ça… et si s’était pas quelque chose qui brûlait ? Qu’est-ce que ça sent ? Hum, un peu comme… une moufette. Mais je suis absolument certain que j’ai pas vu d’animal dans ma maison, as part mon petit chat chinois qui fait des salut avec sa petite patte tellement … si –trop– cute. Mais il schlingue pas le chat chinois.

Alors je décide d’élargir ma recherche du problème. Si la source n’est pas à l’intérieur mon pouvoir de déduction me suggère que peut-être l’extérieur aurait à avoir avec la situation.

Alors je vais faire un petit tour… Et j’arrive à l’arrière, juste en dessous de mon 4ieme balcon pour ceux qui sont familier avec l’endroit, et je sens alors l’odeur. Un peu différente, mais bien présente. Je m’approche… bordel c’est mon unité d’air climatisé qui sent la moufette. Oh minute… c’est aussi par là qu’est l’entré d’air de toute la maison. Oh là là…

Une moufette, qui passait par là, fut probablement pris d’une frayeur soudaine quand, sans avertissement, l’unité d’air climatisée s’est mise en marche. D’un réflexe de survie, elle aspergea ce monstre de métal qui en aspira toute l’odeur pour, tranquillement, la répandre dans toute la maison.

Et c’est ainsi que, pour la première fois, des branchés Glade furent acheté par un homme. Ma maison sent bon en tabarnack.

 

 

 

 

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